Totem

 

                     

En bronze, d'une hauteur 20 pouces, créé et sculpté par Pascal Demonsand : élève de César (lequel a donné son nom et son oeuvre aux distinctions françaises). Pascal Demonsand, travaille depuis plusieurs années en Outaouais à Bourget en Ontario. Les trois Totems d'or sont remis aux différents récipiendaires par les commanditaires, au cours du gala de clôture.

  • Le prix du jury (composé de cinq représentants de l'industrie du cinéma ou de la télévision)
  • Le prix de la critique (composé de cinq représentants de la presse écrite ou électronique)
  • Le prix du public (vote du film le plus populaire choisi par le public)

Le lion de Venise, l'ours de Berlin, la palme de Cannes, la vague de Bordeaux, la coquille de San Sébastien, l'oscar d'Hollywood, le César de Paris… ils ont tous un point en commun et sont englobés par la même préoccupation; définie comme un culte, une forme d'organisation sociale, un instrument de classification ou un mode d'identification de la personne : cinéphile.

Les totems d'or du Festival, ou ototeman signifient relation entre plusieurs personnes dénomination des clans, esprit tutélaire acquis au cours de l'épreuve initiatique qui marque le passage de l'enfance à l'âge adulte. Les Ojibwas, aux abords des grands lacs nord-américains, communiquent dans une langue algonquine. Pour eux, ototeman signifie relation entre deux personnes; relation de parenté, d'amitié et de culture.

Dans l'émotion collective, ciment de la communauté, qui les saisit lors de ces affirmations de leur identité que sont les cérémonies des projections, les membres du groupe ont choisi et érigé comme symbole de leur passion pas n'importe quel objet à portée de la main, ou plus précisément à portée de l'esprit.

Une identité plus qu'un animal, une branche, ou un objet…car la réification des phénomènes totémiques, perçus en définitif comme un attachement à la nature, et la réduction corrélative des institutions sociales à ces phénomènes signifient avant tout un rejet des sociétés dites primitives du côté de la nature, une relégation en deçà d'un seuil imaginaire de l'enfance que pour sa part, notre civilisation, devenue adulte, aurait franchi depuis longtemps.

Malinowski avait pensé que le Totem était choisi en fonction d'un besoin, Lévi-Strauss déclare, lui, que : Les espèces naturelles ne sont pas choisies parce que bonnes à manger, mais parce que bonnes à penser...

À tous les cannibales de cinéma, longue vie à notre totem.

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